Cela fait 47 ans que l’Iran de Khomeini étend ses tentacules et fomente des troubles dans tout le moyen orient d’abord et dans le monde entier en finançant des mouvements terroristes et en proclamant sa haine de l’occident. Il fallait un con pour s’attaquer à ce régime pourri ; un con ça ose tout aurait dit Michel Audiard c’est même à ça qu’on le reconnaît. Et c’est justement parce qu’il est con que sa guerre picrocholine contre l’Iran est un fiasco avec des conséquences mondiales. Poussé par son « ami » Netanyahu il a matraqué le régime des mollahs, les mettant presque à genoux et puis il a fait marche arrière parce son électorat de tarés (les MAGA) n’étaient pas content. Il a déclaré un cesser le feu permettant aux pasdarans de se ressaisir et de ce réarmer et de bloquer le détroit d’ormuz mettant à genou l’économie mondiale. Et pendant ce temps-là il fait quoi ? Il « négocie » avec des émissaires aussi rompus à la diplomatie qu’une bonne sœur à la pole dance. Les négociateurs iraniens sont d’un niveau 100x supérieur aux 2 🤡 (ex marchands de briques) que Trump envoie. A ce train là le blocage du détroit peut encore durer longtemps et si les 💩 iraniennes décident de bloquer le détroit de Bab El-mandeb via leurs proxy houtis 🦍 et on se prépare à des années de crise 👹👿💩
Politiquement très incorrect
Relevé des quelques "coups de gueule", articles dérangeants trouvés dans la presse, les blogs ou les forums de discussion... Histoire de titiller un peu les neurones du lecteur !!!
dimanche 24 mai 2026
dimanche 17 mai 2026
«Manger est un engagement» : face au fascisme, des banquets de pasta pour dire basta
Actualité débordante côté politisation des assiettes : la cuisinière et artiste Floriane Facchini et la scène nationale de Cavaillon font revivre pour la première fois en France l’histoire méconnue d’une recette italienne dans un étonnant banquet qui circulera de Marseille à Calais.
Floriane Facchini à Marseille, en 2025. (Yohanne
Lamoulère/Tendance Floue)
Alors que pullulent depuis cinq ans sur le territoire les grands
gueuletons franchouillards identitaires et «conviviaux» du Canon
Français, adoubés par le milliardaire identitaire Pierre-Edouard
Stérin, où saluts nazis et insultes racistes se débrident entre deux
bouchées de pâté de tête, Floriane Facchini et ses gourmets humanistes
ressortent des fourneaux une vieille recette de pâtes révoltées pour une
contre-attaque poétique, inclusive, riche en histoire sociopolitique. Elle nous
vient de nos voisins italiens, qui savent de quoi ils parlent en matière de
fascisme, et sera cuisinée pour la première fois en France, le 19 mai à
Cavaillon lors d’un grand banquet fédérateur (accessible pour 3 à 22 euros).
Un livre de cuisine facho
Depuis plusieurs mois, des habitants de cette ville du Vaucluse et
alentours peuvent s’inscrire à des ateliers de cuisine pas comme les autres.
Ils y apprennent les rudiments de la fabrication de la pasta fresca, pratique
ancestrale élevée au rang d’art sacré en Emilie-Romagne, où des générations
d’artisanes (les sfogline) se transmettent les manières d’étaler la
pâte à la main, armées d’un rouleau à pâtisserie (matarello) et d’une
planche en bois (spianatoia), jusqu’à obtenir des feuilles de pâte
soyeuse (sfolglia) qui servent de base aux plats emblématiques de la
région. Entraînés par Floriane Facchini, artiste culinaire romaine installée en
France, arrière-petite-fille de sfoglina, les participants
deviennent dans le même mouvement les artisans et passeurs d’une curieuse
histoire de résistance encore méconnue en France.
Des membres d'un groupe de défense des femmes, près de
Modène, pendant la Résistance italienne. (DR)
L’Italie a pour spécificité d’avoir développé dans la première moitié du
XXe siècle un fascisme et un antifascisme culinaire. Mussolini avait tenté de
faire interdire les pâtes, au profit du riz – et donc du risotto – qui a même
eu droit à sa fête nationale le 1er novembre. Il envoyait ses émissaires
espionner jusque dans les osterie pour fliquer le contenu des
assiettes. Le Manifeste de la cuisine futuriste de Tommaso
Marinetti, bible facho de l’époque, annonce le projet sans grande
ambiguïté en sous-titrant simplement «Contre les pâtes». L’un des
arguments est géopolitique puisque le Duce visait l’autarcie alimentaire et que
l’Italie ne produisait pas assez de blé.
Aussi, à l’époque, la pasta est loin d’être un plat national. On mange
principalement de la polenta au Nord du pays, du pain, des légumes des olives
au centre. Seule la région de Naples les cuisine depuis des lustres et les
mange à la main, dans la rue. On doit aux immigrés italo-américains d’en
impulser la mode sur l’ensemble du territoire dès les années 20. Et voici
l’autre argument, de nature symbolique cette fois : les pâtes véhiculeraient
une image de l’Italien à bannir, en rendant les hommes gros, lents, impuissants
et pacifiques, à l’inverse du prototype de l’homme nouveau promu par l’Italie
mussolinienne. Le projet ne prendra jamais : les Italiens, qui mouraient de
faim, adorent ce plat tout juste en vogue, facile à cuisiner, et qui cale.
Des «breuvages de lutte» à l’apéro
Le 25 juillet 1943, l’annonce de la destitution de Mussolini par le roi
d’Italie est accueillie avec une joie immense dans de nombreuses familles, dont
celle des Cervi, des paysans antifascistes très actifs dans la lutte. Avec
d’autres, ils organisent spontanément une distribution gratuite de pâtes à tous
les habitants sur la place du village de Campegine, près de Reggio Emilia. Au
menu de la victoire : 380 kilos de pasta in bianco. Beurre,
parmesan, sans sauce. Les représailles seront tragiques : tous les fils Cervi
sont abattus. Le père de la famille, Alcide, en fera un livre, I Miei
Sette Figli («Mes sept fils») (1956), devenu un classique de la
littérature antifasciste. Depuis, d’autres livres ont paru sur la
politisation des assiettes italiennes à l’instar de Partisans à
table. Histoires de nourriture résistante et recettes de liberté, de Lorena
Carrara et Elisabetta Salvini, en 2020.
Lorsque, voici deux ans et demi, Floriane Facchini s’est penchée sur
cette histoire, elle était loin d’en soupçonner les ramifications actuelles.
Car la distribution des pâtes à l’occasion de la journée de la Libération le 25
juillet perdure encore, mais pas seulement à l’Institut Alcide Cervi de
Gattatico (Reggio Emilia). Un réseau de producteurs de pâtes antifascistes a
été créé, organisant une série d’événements dans les villes et villages de
toute l’Italie, notamment depuis l’accession au pouvoir de Giorgia Meloni.
En 2019, une municipalité de la Lega, Mirandola (province de
Modène), a même voulu retirer son soutien à la manifestation sous prétexte
qu’elle serait non inclusive puisqu’elle exclut les fascistes. En 2023, ce sont
des troubles à l’ordre public qui sont invoqués par la maire de Rosà (Vicente)
Elena Mezzalira pour faire interdire une pastasciutta. «Le
mot “antifasciste” est en train d’être détourné de son sens en
Italie, déplore Floriane Facchini. Avec ce banquet, je tente
d’en réenchanter la symbolique, et de montrer à quel point manger est un
engagement.»
La famille Cervi avec au centre les parents, Alcide et
Genoeffa. (DR)
Depuis, les banquets de résistance ont essaimé hors des frontières, en
Espagne, et même aux Etats-Unis. Quand Floriane Facchini s’est aperçue qu’il
n’en existait encore aucun en France, elle a voulu rendre hommage à la famille
Cervi, mais à sa sauce. La première pastasciutta française sera un ovni coincé
quelque part entre le banquet de village en plein air et le rituel symbolique.
L’assistance dégustera à l’apéro des «breuvages de lutte» à base de plantes
sauvages cueillies sur les pentes des Apennins, montagnes où les résistants
italiens se cachaient pendant la dictature, mais aussi en Provence : «du
thym et du romarin symboles de force vitale, la lavande contre
l’autoritarisme…»
Les pâtes rouges du grand-père
Les descendants des partisans, rencontrés par l’équipe artistique,
raconteront par vidéo leurs luttes culinaires pendant que mijoteront les pâtes
au milieu des gradins. Et le fascisme sera conjuré dans du beurre, du parmesan,
et petite variante personnelle, dans de la sauce tomate : «Hommage à mon
grand-père communiste, qui insistait pour que ses pâtes antifascistes à lui
soient rouges.» On sera ici spectateur autant que mangeur, unis sur le
parvis du théâtre de Cavaillon pour assembler nous-mêmes une table géante
conçue sur-mesure : elle n’a pas de pieds et ne tiendra que par l’équilibre de
tous les genoux humanistes de l’assemblée.
Dégustera-t-on ces pâtes résistantes aux côtés du préfet du Vaucluse et
du maire de Cavaillon (DVD) ? Floriane Facchini comme l’équipe de la Garance,
la scène nationale qui coproduit l’œuvre, l’espèrent – ils ont été invités.
Côté élus locaux, aucun n’a tenté d’entraver la liberté d’expression des
assiettes. Quelques-uns sont même complices et soutiens, à l’instar d’Etienne
Klein, ancien maire de Châteauneuf-de-Gadagne et physicien, très sensible «à
cette façon de rappeler à quel point manger n’est pas qu’un acte biologique
mais aussi politique, symbolique… Un sujet évidemment repris par diverses
forces sociales.»
Obsédé, comme beaucoup d’acteurs du Vaucluse, par la question des
transitions, alimentaire et territoriale, il trouve «nécessaire que les
récits autour de ces sujets ne soient pas uniquement abordés sous un angle
technique et alarmiste. En cela, les artistes ont un vrai rôle à jouer.» Durant
son précédent mandat, l’ancien maire a donc soutenu les nombreux autres projets
portés par la Garance, hyperactive et avant-gardiste sur l’hybridation
art/alimentation, ADN qui commence à faire la fierté du territoire.
La directrice de la scène nationale Chloé Tournier travaille main dans
la main avec Floriane Facchini depuis plusieurs années. Les deux quadras
partagent une même passion pour les problématiques alimentaires et une même foi
dans le pouvoir inégalé de la cuisine pour fédérer des sphères d’activité qui,
d’ordinaire, s’ignorent cordialement. Floriane Facchini cuisinait déjà pour des
tablées de quinze personnes quand elle avait 10 ans et a financé ses études de
théâtre en travaillant aux fourneaux des restaurants de Saint-Germain-des-Prés
(VIe arrondissement) à Paris. De son côté, Chloé Tournier, après avoir rendu un
mémoire universitaire sur les cuisines des lieux culturels, a travaillé comme
attachée culturelle au Mexique et au Mali, où elle a repris un restaurant,
avant de lancer le Maif Social Club et d’y lancer les curieuses «visites
gustatives» d’exposition.
Inventer le repas de demain
Ensemble, sur le territoire du Vaucluse, elles ont fait naître Cucine(s),
enquête sur les pratiques culinaires locales qui les a menées de marchés locaux
en exploitations maraîchères jusqu’aux arrière-cuisines des appartements des
voisins. Depuis 2025, elles ont réussi à embarquer des chercheurs en agro de
l’Inrae, la cheffe étoilée Nadia Sammut, la direction des deux parcs naturels
régionaux (Luberon et Alpilles), le collègue de la structure culturelle le
Citron jaune et une quinzaine d’exploitations agricoles (en conventionnel comme
en bio) dans le vaste projet de «recherche-action» A Tavola. Le
but : inventer le repas de demain, depuis le Luberon et les Alpilles, deux
massifs particulièrement touchés par le réchauffement climatique.
A Tavola est sans
doute le lauréat le plus expérimental du programme national Erable (qui tente
d’accompagner les collectivités locales dans la construction d’une «mise en
récit de la biodiversité») et sera restitué lui aussi sous la forme d’un grand
banquet fédérateur et science-fictionnel en mai 2027. Pour l’heure, les
mangeurs humanistes pourront communier autour de la pastasciutta à Cavaillon,
puis Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) ou Thionville (Moselle), deux berceaux de
l’immigration italienne, mais aussi à Marseille ou à Calais, dans des
institutions culturelles publiques passionnées de cuisine fédérées en un réseau
original, Ça mijote !, lui aussi lancé par Chloé Tournier. Il n’a hélas pas la
force de frappe financière du réseau de Pierre-Edouard Stérin.
«Manger
est un engagement» : face au fascisme, des banquets de pasta pour dire
basta – Libération
mardi 12 mai 2026
Enseignement dans la tourmente !
Je me souviens des mouvements de grève des années 80 (j'étais enseignant à cette époque) et le slogan à la mode c'était : "Si l'enseignement coûte trop cher, essayez l'ignorance". Je crois que le flopée de ministres de l'enseignement qui se sont succédés depuis cette époque ont un peu suivi cette logique avec des réformes de plus en plus abracadabrantes... A moins que ... nos élus actuels qui louchent vers le trumpisme... voir ci-dessous
La semaine qui vient sera-t-elle cruciale pour le monde de l’école ? - Le Soir
La connerie
connectée de la semaine. L’école des cancres
Si vous détestez vos
enfants et que vous souhaitez qu’ils ratent leur vie, les États-Unis ont, comme
toujours, la solution : l’Alpha School.
Ce réseau d’écoles
privées, qui vise à essaimer un peu partout sur le territoire, s’appuie
exclusivement sur l’intelligence artificielle générative pour enseigner à ses
élèves. Et si, au premier abord, certains pouvaient trouver cela génial, voire
prononcer l’affreux terme « disruptif », les gosses, eux, ne sont pas de cet
avis. Forcément : les leçons sont truffées d’erreurs et les QCM qui servent de
contrôle sont complètement illogiques. Pis, selon une enquête de 404Media,
l’Alpha School a déployé une telle surveillance de masse dans ses locaux
qu’elle angoisse les élèves, allant jusqu’à traquer leurs mouvements de souris.
Des données qui sont ensuite partagées avec leurs parents – sans nul doute très
fiers de voir que leur progéniture sait cliquer sur un lien. L’IA utilisée,
quant à elle, s’appuie sur des cours accessibles en ligne qu’elle a, en toute
illégalité, pillés puis recrachés n’importe comment. À se demander d’ailleurs
pourquoi les parents déboursent chaque année jusqu’à 65 000 dollars pour cette
école…
Mais qu’importe pour Linda McMahon, secrétaire à l’Éducation nommée par Trump, qui ne voit, elle, aucun problème à ce merdier et n’a de cesse de couvrir d’éloges ce qu’elle nomme « l’avenir de l’éducation ». Forcément (bis) : les enfants non éduqués deviendront de parfaits électeurs manipulables à souhait pour mettre en œuvre les plans de son maître.
dimanche 10 mai 2026
Oh my God !
"Donald Trump se prend
pour Jésus... mais il ne comprend rien à la religion" : l'analyse de
l'historien Matthew A. Sutton
Pour ce spécialiste de la droite religieuse américaine, les polémiques des dernières semaines témoignent d’une rupture sans précédent : pour la première fois dans l’histoire du pays, un président a basculé dans un registre ouvertement messianique.
Propos recueillis par Baptiste Gauthey Publié le 23/04/2026
Il fallait se connecter à la plateforme de streaming évangélique Great American Pure Flix pour voir et écouter, le 21 avril, le président américain lire un passage de la Bible. Une scène hautement symbolique, qui a offert à Donald Trump l’occasion de tendre la main à son électorat chrétien, contrarié ces dernières semaines par sa passe d’armes avec le pape et la publication, sur ses réseaux sociaux, d’une image générée par intelligence artificielle le représentant en Christ.
Pour l’historien Matthew Avery
Sutton, spécialiste de la droite religieuse et auteur de Chosen
Land (Basic Books, non traduit), une vaste fresque de plus de six
cents pages consacrée à l’histoire des liens entre politique et religion aux
Etats-Unis, cette séquence témoigne d’une évolution sans précédent. Pour la
première fois dans l’histoire du pays, affirme à L’Express ce professeur à la
Washington State University, un président a basculé dans un registre
messianique : "Trump se démarque par un égo démesuré et une arrogance
inouïe, sans commune mesure avec ses prédécesseurs". Entretien.
L’Express : Dans votre ouvrage
paru en mars, vous écriviez que Donald Trump est revenu au pouvoir, en 2025,
non pas comme un simple homme politique, mais comme un "messie
autoproclamé". Depuis début avril, l’enchaînement des polémiques confirme-t-il
votre analyse ?
Matthew A. Sutton : Tout
à fait. L’un des aspects les plus marquants de la vie politique américaine est
qu’elle est imprégnée de religion et de références religieuses. Je pense à
l’idée d’un exceptionnalisme chrétien, selon laquelle les Etats-Unis seraient
une nouvelle terre sainte, une nation élue à travers laquelle Dieu réaliserait
ses desseins. Même si Donald Trump n’a rien d’un conservateur religieux, il a
conscience de cela. C’est la raison pour laquelle il s’est toujours appuyé sur
le soutien des électeurs croyants et conservateurs sociaux, et cherche
constamment à s’adresser à eux en mobilisant un vocabulaire et une rhétorique
religieuse. Parfois, il se trompe, et l’épisode de l’image générée par IA s’est
clairement retourné contre lui.
“Ils le comparent à Cyrus...”
Comment expliquez-vous de tels
faux pas ?
Il ne comprend simplement pas
grand-chose à la religion. Lors de sa première élection, en 2016, certains
disaient de lui qu’il était un "baby christian" dont la foi est
appelée à mûrir. Plus personne ne tient ce discours aujourd’hui. Il est perçu
comme un personnage grossier, amoral, égocentré, et les leaders chrétiens le
présentent désormais comme une sorte de roi séculier dont Dieu se servirait
pour sauver le pays, bien qu’il ne soit pas lui-même des leurs. Ils le
comparent à Cyrus, ce roi de l’Ancien Testament qui libéra les Hébreux. Trump
serait à leurs yeux l’outil de Dieu, l’instrument du salut des Etats-Unis.
Cette grille de lecture leur permet d’évacuer ses grossièretés, son sexisme, sa
rhétorique brutale, son langage cru… ils le tiennent pour un individu
profondément imparfait, mais dont Dieu se servirait malgré tout pour agir à
travers lui. Mais c’est précisément là qu’il se met en difficulté, quand il va
trop loin, qu’il endosse l’identité du Christ lui-même. Sur la polémique de
l’image générée par IA par exemple, nombre de ses soutiens religieux ont
considéré qu’il avait franchi une
Le 21 avril, un enregistrement
a été diffusé dans lequel Donald Trump a lu les versets 11 à 22 du chapitre 7
du deuxième livre des Chroniques de l’Ancien Testament. Pourquoi ce passage en
particulier ?
C’est un passage auquel les
protestants américains, et plus précisément les évangéliques, accordent une
grande importance depuis longtemps. Notamment le verset 14, qui porte une
charge politique particulière : "si mon peuple, sur qui est invoqué mon
nom, s'humilie, prie et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises
voies - je l'exaucerai des cieux, je pardonnerai son péché et je guérirai son
pays." A l’origine, c’est une promesse adressée à l’Israël antique. Dieu
dit aux Hébreux que s’ils le servent, il récompensera leur nation, la protégera
et la fera prospérer.
Depuis deux siècles, les
Américains estiment que ce verset s’applique à leur pays. Ils l’extraient de
son contexte vétérotestamentaire (NDLR ; qui est relatif à la doctrine de
l’Ancien Testament) en considérant que si le peuple américain se soumet à Dieu,
lui obéit et accomplit sa volonté – en Amérique du Nord comme à travers le
monde -, alors Dieu bénira la nation. Le raisonnement est évidemment circulaire
: la puissance militaire et économique des Etats-Unis est présentée comme la
preuve que Dieu a béni le pays, renforçant par la même l’idée que cette
prospérité découlerait de son identité chrétienne affirmée.
La thèse centrale de votre
livre, c’est qu’il est impossible de comprendre l’histoire américaine si on ne
connaît pas l’histoire du christianisme américain. Pourquoi ?
Il est connu que les
Etats-Unis se sont dotés d’une Constitution très séculière : le Premier
Amendement interdit tout établissement d’une religion d’Etat. Concrètement,
cela signifie que l’argent public ne peut pas financer une confession
particulière. Mais ce que je montre dans le livre, c’est que ce retrait de
l’Etat du champ religieux a en réalité créé une forme de marché, au sein duquel
les responsables religieux sont incités à aller chercher leur public. Ils
devaient être pertinents, charismatiques, adaptables, divertissants, influents,
faute de quoi les églises risquaient de se vider ! Rien d’étonnant donc, à ce
que les leaders religieux américains comptent parmi ceux qui maîtrisent le
mieux les nouvelles technologies et les outils de communication émergents.
Cette concurrence explique
aussi pourquoi ils ont toujours cherché à peser sur la sphère politique, parce
qu’en la modelant, ils y trouvent les protections dont ils ont besoin pour
élargir leur audience, asseoir leur influence et consolider leur pouvoir.
Résultat : bien que l’Eglise soit séparée de l’Etat, la domination protestante
est telle que tout responsable politique d’envergure est contraint à s’aligner
sur ce courant majoritaire. Rappelons que les Etats-Unis n’ont connu que deux
présidents catholiques, et aucun juif, aucun laïc affirmé, aucun agnostique,
aucun athée... C’est ce qui singularise les Etats-Unis, si on compare à
d’autres pays comme la France, l’Allemagne, le Canada ou le Royaume-Uni.
Donald Trump n’est donc pas le
seul politique américain à s’appuyer sur la religion ?
Oui, et d’ailleurs, lors de
son premier mandat, il s’inscrivait encore dans la continuité classique d’une
"religion civile", à l’instar d’un Ronald Reagan, d’un George W. Bush
ou même d’un Barack Obama. Dans une formule célèbre, Abraham Lincoln a dit
qu’il ne cherchait pas à savoir si Dieu était de son côté, mais à s’assurer
qu’il était, lui, du côté de Dieu. Les dirigeants américains ont toujours eu
cette ambition d’aligner leur action sur les préceptes et les idées bibliques.
Mais Trump se démarque par un égo démesuré et une arrogance inouïe, sans
commune mesure avec ses prédécesseurs. Dès le départ, il s’est d’emblée posé
comme le seul homme capable de sauver l’Amérique.
“Trump se démarque par un égo
démesuré et une arrogance inouïe.”
La véritable bascule a eu lieu
après la tentative d’assassinat. Il a commencé par expliquer qu’il n’était
qu’un instrument de Dieu, et que Dieu l’avait sauvé pour accomplir cette grande
mission. Mais ces dernières semaines, il tente clairement de se présenter comme
une figure messianique appelée à sauver l’Amérique : il s’identifie désormais à
Jésus-Christ en personne. Il n’est plus l’instrument du sauveur, il est le
sauveur. C’est sans précédent, et même ses soutiens religieux les plus fidèles
ont du mal à l’accepter.
L’entourage religieux proche
de Donald Trump n’appartient pas à la droite religieuse classique, mais à la
New Apostolic Reformation (NAR), dont une des figures est Paula White,
conseillère principale du Bureau de la Foi de la Maison-Blanche. Vous pouvez nous
en dire plus ?
En 2016, au moment des
primaires républicaines, les chefs de la droite religieuse traditionnelle
étaient profondément divisés. La plupart n’appréciaient pas Donald Trump, et
soutenaient plutôt Marco Rubio, Ted Cruz ou Jeb Bush. Or, je ne vous apprends
rien en vous disant que Trump est très rancunier : si vous ne le soutenez pas
dès le départ, il ne veut plus rien avoir à faire avec vous. En remportant
l’investiture, il a ouvert la porte à une nouvelle génération de conseillers
religieux, distincte de l’ancienne droite religieuse, celle des Jerry Falwell,
Ralph Reed, Pat Robertson, James Dobson, qui avaient joué un rôle décisif sous
George W. Bush.
“Si vous suivez ses
commandements, vous finirez par conduire une Bentley et habiterez dans un
manoir à Miami...”
De son côté, Donald Trump
était plus familier des télévangélistes marginaux, comme Paula White. Il l’a
repéré à la télévision, au début des années 2000, et il aurait été impressionné
par ses émissions. Elle prêche la théologie de la prospérité : Dieu voudrait
que chacun soit riche et en bonne santé, et si vous suivez ses commandements,
vous finirez par conduire une Bentley et habiterez dans un manoir à Miami.
C’est une théologie minoritaire, marginale, mais qui s’est retrouvée propulsée
au cœur de la vie américaine par Donald Trump. Paula White a ensuite entraîné
dans son sillage toute une galerie de télévangélistes bronzés, surmaquillés et
vêtus de Gucci. On y trouve beaucoup de bonimenteurs, comme des guérisseurs par
la foi. Ils sont persuadés que Dieu les a appelés à reprendre les grandes
institutions du pouvoir américain et mondial, et œuvrent donc explicitement à
la conquête du pouvoir.
Ces figures ont-elles joué un
rôle important dans les succès de Trump et du mouvement MAGA ?
Oui, certainement, parce que
leur force réside dans leur capacité à mobiliser les électeurs et à les amener
aux urnes. D’autant plus que dans un environnement médiatique de plus en plus
fragmenté, où tout dépend des algorithmes et de ce qui remonte dans votre fil
X, Instagram ou Facebook, il est de plus en plus difficile d’atteindre les
électeurs par les canaux classiques. Les figures religieuses parviennent à
contourner les médias traditionnels. Elles organisent et mobilisent des gens
qui, autrement, se désintéresseraient du vote. Le Parti républicain en a pris
conscience sous Reagan, dans les années 1980. Depuis, c’est devenu si central
dans son fonctionnement que certains se demandent même si ce ne sont pas plutôt
les mouvements religieux qui se servent du Parti républicain, plutôt que
l’inverse. C’est dire leur importance.
Est-ce que les polémiques des
dernières semaines ont fragilisé son image auprès de sa base de croyants ?
Des fractures se dessinent.
J’attendais cette rupture depuis longtemps, en espérant qu’elle se produise.
Jusqu’ici, j’ai toujours été déçu, mais je pense que pour la première fois, les
soutiens religieux de Trump voient son vrai visage. Ils se rendent compte qu’il
instrumentalise la religion pour servir son pouvoir personnel, et que son
objectif premier n’est pas la défense de leur cause. Ils voient enfin que les
valeurs et les priorités de Donald Trump ne sont pas les leurs, et qu’ils n’ont
été que d’efficaces auxiliaires, des pourvoyeurs de puissance.
Mais aux élections de
mi-mandat, Donald Trump pourrait se prendre un retour de bâton. Ces évènements
pourraient nourrir une dynamique plus large de sécularisation, notamment chez
les jeunes générations, qui perçoivent une forme d’hypocrisie dans la manière
dont Trump a instrumentalisé la foi authentique et sincère de ses supporters à
des fins politiques. Il a peut-être précipité la fin de la droite religieuse.
Du côté des conservateurs religieux, leur alliance avec Trump a tout l’air,
rétrospectivement, d’un "pacte avec le diable".
mercredi 18 mars 2026
Autant le savoir
La nièce de Donald Trump, Mary L. Trump, qui est psychologue et une critique constante de son oncle, a avancé une interprétation très différente des raisons officielles de l’intervention américaine contre l’Iran.
1) Selon elle, la vraie raison serait personnelle et politique
Mary Trump affirme que la décision de lancer la guerre n’est pas motivée par la sécurité internationale ou la situation en Iran, mais par les problèmes personnels et politiques de Trump.
Elle a déclaré notamment :
• « Pour Donald, il n’y a qu’une raison : il est dans le pétrin et il le sait. »
Elle estime que la guerre sert à détourner l’attention et à éviter une humiliation politique ou judiciaire.
Selon elle, il ne s’agit pas seulement de changer le sujet médiatique :
« C’est pour empêcher le monde de voir à quel point il est incompétent et compromis. » 
2) Elle évoque aussi des pressions géopolitiques
Mary Trump soutient également que la guerre correspond aux intérêts de certains alliés régionaux :
• Israël
• l’Arabie saoudite
Elle affirme que Trump aurait engagé les États-Unis « à la demande de l’Arabie saoudite et d’Israël », mais seulement parce que cela coïncidait aussi avec son propre intérêt politique. 
3) Elle rejette l’argument officiel de « libérer l’Iran »
Mary Trump insiste sur un point :
elle ne croit pas que l’objectif soit d’aider le peuple iranien.
Elle explique que Trump n’a aucun plan pour créer les conditions d’un changement de régime ou d’une démocratisation. 
Voilà, voilà…
vendredi 26 décembre 2025
Lettre à Big Ass Hole
Chair (à pâté) donald,
Quand on t’a vu arriver à la Maison-Blanche, lors de ton premier mandat, on a compris tout de suite que tu étais un con de stature internationale et tu n’as rien fait à ton second mandat pour prouver le contraire.
Tu es lâche, veule, sans scrupule et en plus tu es traître à ta patrie, quand tu as lancé les hordes de tes supporters attardés mentaux à l’assaut du Capitole, le Saint des Saint des États-Unis parce que tu ne voulais pas accepter ta défaite aux élections ; ce qui prouve que tu es un imbécile de première grandeur, et ça n’est pas quelque chose qui changer avec le temps.
Ta gestion désastreuse de la guerre en Ukraine, est uniquement motivée par l’appât du gain et le but que tu t’es fixé de devenir l’homme le plus riche de la planète quelle qu’en soient les conséquences, tu n’as pas hésité à sacrifier le peuple ukrainien qui après une résistance historique, se voit contraint de reculer, par ton lâchage, face aux monstruosités de ton ami Putin , qui lui n’a aucun scrupules non plus à vouloir voir grandir son influence .
Moi qui moi qui habite à quelques kilomètres d’un cimetière américain, où l’on peut voir une marée de Croix Blanche, sous lesquelles reposent de jeunes hommes américains venu ici pour éradiquer la barbarie nazie et qui ont donné leur vie pour cela. Et toi l’ordure, ce que tu fais, c’est de t’allier avec le nouveau monstre dont l’ambition est de détruire ce qui lui résiste et asservir cette l’Europe dans le régime démocratique, lui donne des boutons.
L’Amérique est une grande nation et toi tu la déshonores chaque jour un peu plus 😡
J’espère que les historiens, plus tard sauront te remettre à ta juste place… dans les poubelles de l’Histoire voire dans les chiottes
samedi 6 décembre 2025
Foot
Les grands sauriens de l’ère des dinosaures avaient 2 cerveaux, un petit dans leur tête et un autre au bout de leur appendice caudal.
Voilà la similitude avec les joueurs de foot de haut niveau ; un p’tit dans la tête et un plus gros dans les pieds.
Je me demande si la taille du cerveau des supporters acharnés n’est pas ce qui les pousse à se serrer la ceinture pour s’acheter un onéreux ticket et des frais frais de voyage pour aller voir un bande de types qui courent après un ballon mais qui rentrent chez eux en Ferrari une fois la compétition terminée.

