vendredi 25 septembre 2026

A l'ONU, Trump délire sur son piédestal d'argile

Pour ceux qui ne l'auraient pas encore remarqué, le monde (son avenir) est à la merci de 2 ou 3 clowns maléfiques qui jouent avec nos destinées pour accroître leur richesse et leur pouvoir... Et nous on est comme les vaches qui regardent passer les trains...sans réagir !

 Ne jamais le croire mais toujours l’écouter : le paradoxe Trump tient en ces deux impératifs. L’homme ment, se contredit, invente, jongle avec des chiffres fantômes. Mais ses saillies – comme ses actes – percutent le monde avec fracas, qu’il le veuille ou non. Demandez aux automobilistes, routiers et agriculteurs de France et de Navarre, asphyxiés par la flambée des carburants, dommage collatéral de son coup de sang iranien.

Mardi, à la tribune de l’ONU, le locataire de la Maison Blanche s’est offert une énième plongée dans ses univers parallèles. Un conte de fées sur une économie américaine prétendument florissante, quand ses propres électeurs suffoquent en fin de mois. Un mirage sur ce fantastique «deal» groenlandais, simple écran de fumée masquant un piteux retour au statu quo. Une approche toujours aussi schizophrène sur l’Iran, voué, selon son humeur, à l’anéantissement ou à la splendeur future. Face au monde, le Président est apparu «engoncé dans ses rêves de puissance sur un piédestal solitaire et plus instable que jamais», résume notre correspondant à New York.

Trump rêverait d’une réalité plus douce et de médias domestiqués – il en a d’ailleurs chassé plusieurs de la Maison Blanche, provoquant un boycott inédit des grandes chaînes américaines. Mais la bulle se fissure. Vieillissant, isolé, l’homme s’affaiblit un peu plus chaque jour, tenu en échec par la Cour suprême, la Réserve fédérale ou le voisin canadien, plombé par des sondages désastreux. Faut-il s’en réjouir ? Un peu, oui. Mais s’en alarmer, aussi. Car ce Roi Soleil, obnubilé par sa salle de balle dorée et son arc de triomphe, déteste l’ombre. Et un ego blessé reste la plus redoutable de ses armes. 

Frédéric Autran, journaliste au service International

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