mardi 21 mai 2019

Malbouffe

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es !
 Anthelme Brillat-Savarin issue de Physiologie du goût

Américaine francophile, cette activiste historique du bien-manger a sensibilisé Hillary Clinton et Michelle Obama, mais désespère de Donald Trump.
Bilan gastro de Donald Trump, qui gouverne comme il bâfre : des éloges à un gâteau au chocolat (baptisé de son nom) devant le président chinois une demi-seconde avant de lui parler des bombardements en Syrie ; des seaux de nuggets commandés à la Maison Blanche avec l’assertion que ce poulet d’usine est aussi bon que l’artisanal ; une reddition devant les lobbys du fast-food, qui ont contribué à sa victoire, et dont il a nommé une des fortunes secrétaire d’Etat au travail, précisément pour flinguer le salaire minimum…

Alice Waters, vague sosie de Hillary Clinton, une véritable douceur en plus, regarde au plafond. Soupire. S’afflige : «Trump ne sait même pas ce qu’est un légume !» Pour cette activiste du bien-manger pour tous, le détail n’en est pas un. C’est un effondrement de civilisation. Pionnière d’une alimentation saine et locale («de la fourche à la fourchette»), patronne d’une table écolo hédoniste à Berkeley (Californie), numéro 2 du mouvement international Slow Food qui retourne les règles du «fast», Waters est un témoin majeur et une actrice de la bouffe, égratignée comme toute militante de nombreuses défaites et de quelques succès réconfortants. Un demi-siècle qu’elle essaie d’infléchir les us et les consciences, aux Etats-Unis ou en France, son pays d’adoption, qui l’a éveillée à une idée aiguë du manger comme facteur de progrès.

Née en avril 1944 sous Roosevelt, elle manifeste sous Johnson contre le Vietnam - soutien aux hippies mais pas à leur façon déplorable de se sustenter, désinvolte, en boîtes et surgelés. Cette étudiante en arts-ciné-musique et littérature ouvre son resto en 1971 sous Nixon - les frémissements du circuit bio, les intellos qui s’abaissent enfin aux questions de l’estomac. Convainc Hillary Clinton de faire pousser trois tomates sur le toit de la Maison Blanche - un symbole, un début. Incite Michelle Obama à planter un carré potager - une promesse et une déception mal dissimulée, comme on va s’en rendre compte. Et puis Donald Trump… «Je crois qu’il n’a pas touché aux tomates, mais à tout le reste, oui. Nous sommes en pleine reculade, catastrophique pour la santé et la planète. Trump a confié les clés du pays à l’industrie de la viande.» On a rencontré Alice Waters fin 2018 à Paris, où elle présentait son premier livre traduit en français, l’Art de la cuisine simple. Des recettes très simples en effet, atemporelles, comme ce poulet qu’il faut assaisonner plusieurs jours avant de le rôtir. Presque ses mémoires. Un manifeste. Depuis, l’ouvrage s’est dégusté à dix mille exemplaires, preuve qu’une cuisinière américaine a beaucoup à dire en France, surtout en retour de ce qu’elle y a appris. Une bonne nouvelle : de ce côté-ci de l’Atlantique, le chouette manger progresse ou se rétablit. L’épicurienne retrouve l’essentiel de ce qu’elle a aimé quand elle s’était inscrite à la Sorbonne. Les baguettes chaudes, que bizarrement on appelle fraîches, la salade vinaigrette annonçant le dessert, le rosé en terrasse, les amis, le temps qui passe et ne fait jamais autant de bien que lorsqu’il nous échappe. Elle se souvient de ces petits plaisirs et renifle ses doigts comme si elle venait de cueillir de l’estragon. Souvenir heureux qui remonte. Cette fille d’un psychologue en entreprise et d’une mère au foyer avait craqué ici, dans le Quartier latin. A l’époque, elle mangeait des confitures soyeuses et lisait du Pagnol, le chantre de cette France anisette, mais un peu rassie aussi ; elle appellera son restaurant Chez Panisse et sa fille, aujourd’hui créatrice de bijoux, Fanny - c’eût été un garçon, il serait Marius et jouerait aux boules.

A en croire Waters, le pays a eu chaud. Dans les années 70, 80, 90, terminé les marchés puant la fraise. Les fruits étaient lisses et sans goût. Les comptoirs balayés par des cafètes uniformes. La pause déjeuner bâclée. «Je me suis tournée vers l’Italie, raconte-t-elle. Je trouvais que les choses y étaient plus authentiques. Mais je vois que, depuis dix ans, la situation s’améliore en France, et j’en suis très heureuse.» Un succès, et c’est un peu le sien.
Les préceptes de Slow Food, qu’elle va réaffirmer en juin lors de la conférence annuelle, à Denver (Colorado), ont touché le pays autoproclamé numéro 1 de la gastronomie mais aussi leader en implantations de McDo. Et si elle convertissait maintenant la grande distribution ? En septembre, elle a rencontré à Paris un ponte de Danone, apparemment sincère, quoiqu’elle se méfie des bobards et opportunismes : elle ne s’affichera pas avec lui, pas plus qu’elle n’apparaît dans les émissions télé. Sa guerre est en partie secrète. «L’alimentation est une guerre, vous en doutiez ?» Sa résistance passe par la persuasion. Si Danone basculait dans le local, le bio, le solidaire, ce serait un carton. Un jour, pourquoi pas ? Même travail discret pour faire changer les cantines scolaires. Avec son association Edible Schoolyard, cette femme de gauche, panthéiste tendance bouddhiste, propose aux proviseurs de créer un potager entre les marelles et des cours de cuisine et nutrition. Parce que la nourriture «apprend mieux que toute autre chose les valeurs de la vie en communauté, l’égalité, la justice et le fait de se nourrir». Des dizaines de classes adhèrent déjà à ce programme aux Etats-Unis. En France, son amie, sa filleule et traductrice attitrée, la journaliste Camille Labro, est chargée de trouver un projet pilote.

Alice Waters a écrit à Barack Obama le 8 décembre 2016, dans les derniers jours de son mandat. Un beau courrier avec une carotte dans l’en-tête et une citation du peintre Paul Cézanne : «Le jour viendra où une simple carotte, fraîchement observée, va déclencher une révolution.» Une nouvelle fois, la cuisinière exhortait le Président à transformer les cantines : «Chaque enfant devrait avoir une place autour de la table et devrait manger un repas nutritif, responsable, délicieux au goût et gratuit.» Aucune réponse. Tandis que la First Lady acceptait de bêcher un coin de la pelouse, monsieur se montrait tiède, évasif, peu concerné. Waters n’en dira jamais du mal. Mais reste chiffonnée que Barack Obama ne l’ait pas recrutée à Washington, conservant la cordon-bleu de Bush. Elle lui a pourtant proposé de cuisiner pour lui. Elle aurait ainsi tout tenté, tout en haut. Le vice-président de Clinton, Al Gore, l’a consolée à sa manière : «Moi, je vous aurais embauchée !»
Alice Waters poursuit son combat d’en bas. Jamais gagné. Elle sait cette guerre perfide et les avancées fragiles. Quand on la quitte à son hôtel du Quartier latin, on tombe sur un marché alimentaire qui affiche une superbe pomme sur son fronton. Mais celle à demi-croquée des ordis et smartphones.
https://next.liberation.fr/food/2019/05/15/alice-waters-la-petite-cuisine-politique_1727153

Fin de vie

Le pape a dit...
.L’état végétatif de Vincent Lambert « ne compromet absolument pas la dignité des personnes se trouvant dans cette condition, ni leurs droits fondamentaux à la vie et aux soins », selon le Vatican.
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/affaire-vincent-lambert-le-vatican-réclame-«des-solutions-efficaces-pour-protéger-sa-vie»/ar-AABGK2a?ocid=spartanntp

C'est quand même bizarre que ce type veut à toute force continuer à faire "vivoter" un légume mais qu'il condamne à mort des millions de pauvres gens qui contractent le sida faute de préservatif que le vatican met à l'index (faudra qu'on lui explique où ça se met !!!)


samedi 18 mai 2019

Tartuffe ???

Vu dans la presse..
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/opération-burkini-à-grenoble-«et-vous-monsieur-il-est-propre-votre-slip-»/ar-AABxNOu?ocid=spartanntp

Le texte suivant:
Le collectif Alliance citoyenne, qui milite pour les droits civiques des femmes musulmanes, a organisé vendredi une baignade à la sauvette.

Je vois quand même un oxymore entre  "femme musulmane" et "droit civique" en effet ces femme revendiquent le droit de vivre dans une prison de toile... imposée par des hommes ou est le "droit" ?

jeudi 16 mai 2019

Le geste qui tue...

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/politique/photo-de-marine-le-pen-avec-des-suprémacistes-blancs-en-estonie-«elle-ne-pouvait-pas-ne-pas-savoir»/ar-AABraJM?ocid=spartanntp

On a déjà eu droit à la quenelle de Dieudonné (Mbala qui veut dit patate en dialecte africain)..
Vous savez ce geste que l'on peut traduire par "Ma connerie est aussi profonde que ça"...
Vois maintenant le geste des "suprémaciste (ou super racistes) blancs"...
Moi dans ma jeunesse ce geste signifiait... il est de la "rondelle", une pédale quoi... Donc en plus d'être racistes et cons ils sont pédés en plus ça nous promet de beau jours si jamais il sont nombreux au parlement européen...

mercredi 8 mai 2019

Vous avez dit Justice ???

La lecture de cet article m'évoque 2 choses...

https://www.lameuse.be/385103/article/2019-05-08/condamnations-light-pour-deux-des-furies-dembourg

1. Voilà deux petites crétines qui vont devenir les caïd(esses) de leur quartier populaire parmi les jeunes décervelés... Les délinquants mineurs sont les chouchous de la Justice - Faut pas les traumatiser ces petites connes...
2. La "réforme" de la Justice pourrait se faire à moindre coût... Il suffit de changer le papier à en-tête du ministre... Ministère de l'Injustice ! Comme ça on saura à quoi s'en tenir !!!